Laurence Boccolini sort un livre "Puisque les cigognes ont perdu mon adresse..." (Plon), qui sera en librairie samedi. Elle y parle du désir d'enfant, de l'impossibilité d'en avoir et de l'adoption...
A 10 ans, je voulais 11 enfants. A 15 ans, je revoyais le tout à la baisse, et 6 enfants me semblaient représenter le chiffre du bonheur familial. A 20 ans, je penchais plutôt pour 3 enfants (2 garçons et 1 fille), dans un idéal politiquement correct. Aujourd'hui, à 44 ans, 1 seul enfant comblerait le vide immense de mes bras. Mais cela tiendrait du miracle… Parce que longtemps j'ai eu la prétention de croire que la vie m'obéirait toujours au doigt et à l'oeil et qu'il suffirait de décider les choses pour qu'elles arrivent, je fus, lorsque la réalité me frappa de plein fouet, comment dire… quelque peu contrariée. Il y a des choses que l'on se doit de garder pour soi, et d'autres que la vie vous pousse à partager dans un élan désespéré pour moins souffrir.
C'est donc "quelque peu contrariée" que je vous livre ces pans de mon histoire, sans fioriture et sans maquillage. Une histoire que je partage avec des milliers de femmes. Celles qui, comme moi, ont tu longtemps leur chagrin de ne pas pouvoir donner la vie, inutiles mammifères que la nature, "si bien faite", avait pris soin d'exclure de son club d'abonnées ! Alors, puisque les cigognes ont perdu mon adresse, que je puisse au moins leur dire deux mots, afin qu'elles sachent que quelque chose en moi ne cessera jamais de les attendre…
Laurence Boccolini lance un appel à Nicolas Sarkozy et aimerait qu'il la reçoive pour lui demander pourquoi le système d'adoption "reste si archaïque, alors que lui-même se pique d'être un président moderne, en jeans et en Ray-Ban !"... Sacré combat !